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Lamartine dans le Mâconnais

"Au sommet d’un léger coteau / Qui seul interrompt ces vallées / S’élèvent deux tours accouplées / Par la teinte des ans voilées... / C’est là que l’amitié t’appelle" Epitre familière à M. Victor H. (1835)

Mâcon et ses environs est le pays d’enfance où toute sa vie, Alphonse de Lamartine (1790-1869) a trouvé l’inspiration et la paix. Il naît à Mâcon dans une famille royaliste. En 1833, il entre en politique avec sa double élection de conseiller général de Saône-et-Loire et de député de Bergues dans le Nord. Elu en 1837 député de Mâcon, il se démarque peu à peu du pouvoir monarchique et s’engage pour la cause du peuple. Il atteint l’apogée de sa carrière politique en devenant ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire en 1848. Après le coup d’Etat de 1851 et le rétablissement de l’Empire, il renonce à tout combat politique. Mauvais gestionnaire de ses domaines, il meurt à Paris en 1869 dans une absolue détresse. Il a souhaité être enterré dans le village de Saint-Point où il passa une grande partie de sa vie. Il faut au moins deux jours pour faire cette promenade et découvrir tranquillement Mâcon et sa campagne vallonnée, ses villages au milieu des vignes et ses propriétés pleines de charme.

Voici une idée de parcours :

* Visite de Mâcon. Le mieux est d’y consacrer une journée pour découvrir cette ville peu connue dont les quais de bord de Saône ont été réaménagés.

On verra dans la vieille ville
- le musée Lamartine installé dans l’hôtel de l’Académie de Mâcon dont Lamartine a été membre. Il faut au moins deux heures pour s’imprégner de la vie de l’écrivain, de l’homme politique, du l’époux d’une femme remarquable, peintre de talent, Mary Ann Birch et du père de famille. C’est une excellente introduction à la promenade pour comprendre quel homme fut Lamartine.

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musée Lamartine à Mâcon
musée Lamartine à Mâcon

- la façade qui n’a plus le lustre d’autrefois de ce qui fut l’hôtel d’Ozenay rue Bauderon de Senecé, propriété familiale où Lamartine écrivit ses premiers poèmes.

- le couvent des Ursulines, rue des Ursulines où son père fut incarcéré pendant la Révolution. En face se trouvait la maison où s’était retirée la mère de Lamartine avec ses enfants.

* Visite des châteaux et villages lamartiniens. Cette promenade prendra un ou deux jours, selon le temps qu’on peut consacrer à chaque lieu.

- Berzé-la-Ville et sa remarquable chapelle aux Moines. Cet édifice roman, refuge de campagne de Hugues de Semur, abbé de Cluny (1024-1109), a conservé des fresques des années 1080 qui peuvent témoigner de ce que fut le décor peint de la célèbre abbaye. Les artistes en effet furent probablement les mêmes. L’essentiel du décor est dans l’abside comme dans tout monastère clunisien. On remarque les fonds bleus typiques des fresques de l’est de la France obtenu grâce au lapis-lazuli broyé. Pour toute information sur la chapelle et pour les conditions de visite, consultez le site

paysage à Berzé-la-Ville

- la propriété viticole des Lamartine à Milly-Lamartine, où renonçant à toute carrière militaire Pierre de Lamartine se retira en 1794. Son fils Alphonse forgea en ce lieu son âme de poète. Il en hérita de son père.

La propriété de Milly

On voit très bien de la rue ce joli domaine, simple et romantique qui ne se visite qu’à des jours et horaires bien précis. Se renseigner au préalable en téléphonant à l’office de tourisme de Mâcon au 03 85 21 07 07

- Bussières où Lamartine suivit jusqu’à 11 ans l’enseignement dispensé par le vicaire de la paroisse, l’abbé Dumont, qui deviendra son confident et a inspiré le personnage de Jocelyn.

- le château de Pierreclos. Lamartine s’était lié d’amitié avec le chevalier de Pierreclau.

Le château de Pierreclos

- A Prissé, le château de Monceau, notre préféré peut-être, aujourd’hui propriété de la fondation Frédéric Ozanam. C’était une des propriétés viticoles que Lamartine avait hérité d’une de ses tantes et où il s’installa en 1833. Il la préféra à Saint-Point au retour du voyage d’Orient durant lequel il avait perdu sa charmante petite fille, pour éviter à sa femme des souvenirs trop douloureux, l’enfant étant enterrée à Saint-Point. Il y revint aussi après son échec à la présidence de la République en 1848. Il propose en juillet et août aux personnes âgées un cadre de vacances tranquille dans un parc arboré de 2,5 ha. Les jeunes bénévoles sont bienvenus pour encadrer les activités lors de ces séjours. Pour toute information, téléphonez à l’association au 04 78 42 03 02.

Château de Monceau à Prissé

Descendez l’allée herbeuse qui traverse les vignes pour découvrir la Solitude, pavillon de jardin où Lamartine rédigea l’Histoire des Girondins.

- le château de Saint-Point. On ne visite que quelques pièces de ce haut-lieu lamartinien : la salle à manger, un grand salon ajouté par Lamartine qui contient de nombreux souvenirs personnels, et dans la tour, le bureau de l’écrivain donnant sur une terrasse et le cabinet de travail de son secrétaire. La propriété a été achetée en 1801 par Pierre de Lamartine, père d’Alphonse qui la reçut en cadeau à l’occasion son mariage en 1820. Alphonse qui s’y installa en 1823 avec sa femme Mary Ann et sa fille Julia, âgée d’un an, y ajouta un péristyle, la tour de l’horloge, une aile et le parc qui n’a pas changé depuis. Lamartine a beaucoup vécu et travaillé dans ce château où il reçut les plus illustres personnages de son temps : Victor Hugo, Georges Sand, Litz, Charles Nodier... Pour plus d’information sur ce château et les conditions de visites, consultez le site

- l’église voisine dans le cimetière de laquelle Lamartine, sa mère, sa femme et sa fille ont été enterrés, l’église qui contient deux grands tableaux de saintes peints par Mary Ann et le banc très original dans sa forme des Lamartine. Le tailleur de pierre de Saint-Point repose sous une des pierres du cimetière.

Eglise de Saint-Point

Pour se restaurer lors de cette promenade campagnarde, nous recommandons la charmante auberge Le Moustier à Berzé-la-Ville. En été il est très agréable de déjeuner sur la terrasse qui bénéficie d’un beau point de vue sur le vignoble.

Si on dispose d’une journée supplémentaire, on pourra faire une randonnée lamartienne, nombreuses dans la forêt et le vignoble, dont on trouve les itinéraires dans les offices de tourisme, et on poursuivra la découverte culturelle avec :
- Cluny et ce qui subsiste de son abbaye

- le château de Cormatin où la belle Nina de Pierreclau dont Lamartine eut un fils naturel, donnait de fastueuses soirées. Les confidences de Nina sur les amours secrètes de l’abbé Dumont et de Mlle de Milly pendant la Révolution, inspireront le poème Jocelyn, oeuvre publiée en 1836, la plus populaire de Lamartine.


Mistral et noroît, Domaine des 3 Chênes, 1 allée des Huileries, 62000 Arras - SIRET : 75109826000019 - APE : 9329Z

Art. 293B du Code général des impôts, TVA non applicable

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