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Patrimoine minier près d’Arras (Pas-de-Calais)

Ce circuit d’une journée (qui peut être réduit à une après-midi si on ne fait pas la montée sur le terril) permet d’avoir une bonne idée du bassin minier du Pas-de-Calais et de ses principales installations. Si la région a presque complètement été reconstruite après la Première Guerre mondiale, on découvrira encore une des plus vieilles cités minières, sous forme de corons, qui subsiste. Elle est de 1880. Tous les sites de la promenade ont été inscrits en juin 2012 parmi le Patrimoine mondial par l’Unesco.

Carte de la promenade


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Circuit

Partir d’Arras en direction de Lille par l’autoroute et prendre la sortie 17.1, plate-forme multimodale, pour gagner le site du 9-9 bis à Oignies. C’est ici que la houille a été découverte incidemment pour la première fois dans le Pas-de-Calais, par l’ingénieur Mulot creusant dans le parc du château de Mme de Clercq pour y trouver de l’eau, en 1842. Les chevalements métalliques des deux puits côte à côte ont été conservés ainsi que quelques bâtiments de la mine dans lesquels se trouve toute une machinerie de 1930 (compresseurs, ventilateurs, machine Jeumont). On peut grimper en passant par le parc en haut du terril pour avoir une belle vue sur le site, sur la cité minière et la zone de reconversion avec la plate-forme multimodale. Le chemin de randonnée passe par le parc du Hautois, anciennement celui du château de Mme de Clercq.

Oignies, puits 9 et 9 bis avec la cité minière, vus du terril

On passe ensuite à Hénin-Beaumont (château du directeur des Mines, aujourd’hui siège du district, gare et hôtel de ville majestueux décoré de symboles de la mine), pour gagner la cité La Parisienne à Drocourt, construite pour le puits n° 1 de la compagnie de Drocourt. Ce sont des barres de corons de 1880 avec un léger décor de brique formant une arcade autour de chaque baie. L’église Sainte-Barbe, patronne des mineurs, est de 1930 (le clocher de 1956), comme les deux écoles de garçons et de filles qui précédent la place et sont dans le même style que l’ensemble des maisons.

Drocourt, cité La Parisienne, 1880

La cité-jardin Résidence de la Motte à Rouvroy, était appelée du temps des Houillères, Nouméa. Elle date presque entièrement de l’époque de la reconstruction d’après la Première Guerre mondiale (1921-1927). Elle présente quelques édifices remarquables dont l’église de 1930, oeuvres des architectes parisiens Charles Duval et Emmanuel Gonse, l’école des filles de 1925 et les deux presbytères, l’un français, l’autre polonais.

Rejoindre l’autoroute vers Lens pour sortir à Loos-en-Gohelle afin de découvrir le site des fosses 11/19 du groupe de Lens, le puits du 11 au chevalet métallique, celui du 19 à l’impressionnante tour de béton de 66 mètres de haut. Le terril (110 ha et 186 m de haut, ce qui en fait le plus haut d’Europe) est aujoud’hui ouvert à la promenade et apprécié de ceux qui s’entraînent pour des marathons.

Loos-en-Gohelle, puits 11/19

Quelques km plus loin, au centre de Lens, c’est la magnificence des anciens Grands bureaux de la compagnie des Mines de Lens qui frappe. Cet édifice Art-déco conçu par l’architecte du Nord, Louis-Marie Cordonnier, dans le style régionaliste et magnifiquement décoré par les frères Majorelle de Nancy, n’est ouvert qu’exceptionnellement à la visite car il abrite aujourd’hui le pôle scientifique Jean-Perrin de l’université d’Artois. Mais vous pouvez en admirer l’extérieur en vous promenant dans le jardin public à la française, autrefois réservé au personnel des Grands Bureaux. Une voie de chemin de fer des mines passait au bout du parc (on voit encore l’escalier qui permettait d’accéder au quai de l’Impératrice). Cette voie permettait aux ingénieurs de se déplacer vers tous les puits de la compagnie situés entre Lens et Violaines.

Lens, Grands bureaux des mines de Lens, 1928

On termine le promenade à Arras où ont été fabriquées des centaines de milliers de lampes de mineurs, y compris pour les mines de Decazeville et de Carmaux, dans une usine aujourd’hui reconvertie par l’architecte Jean Nouvel en Cité Nature.

- Liens utiles

* Des visites et des randonnées sur les terrils sont organisées par l’office de tourisme et du patrimoine de Lens-Liévin toute l’année, pour toute information, consultez la page

* On ne peut manquer de terminer par la chanson Les corons de Pierre Bachelet, revue par les Stentors, chanteurs d’opéra aux voix émouvantes très appropriées à cette chanson sur le Nord. Le clip est en partie tourné sur le site du 11/19 de Loos-en-Gohelle.

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